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Une des caractéristiques principales du peuple burkinabé est sa fidélité à ses croyances traditionnelles. Le grand nombre d'ethnies différentes, avec leur langue, leur culture et leurs arts propres donnent une immense richesse sociale au pays.
La tradition est encore essentiellement orale. La musique (djembé, balafon) et la danse jouent une rôle primordial dans la vie africaine. Les objets d'art sont présents en grande quantité : les objets en bronze obtenus grâce à la technique de la cire perdue, la vannerie, les batiks, la poterie, les objets de cuir et de peau, la sculpture sur bois méritent une grande attention.
Malgré une avancée indéniable du modernisme, le Burkina a su garder le culte de l'utilisation des articles traditionnels grâce à tous ses artisans qui de génération en génération perpétuent un artisanat qui fait la richesse de la culture de ce pays . Ainsi nombreux sont les potiers, vanniers, fondeurs d'articles ménagers et de cuisines qui fournissent au Burkina d'aujourd'hui des pièces utilisées chaque jour par les femmes burkinabé, et qui pourraient pourtant être classée pour certaines au rang d'oeuvres d'art.
S'il est un plan de la culture ou le Burkina excelle c'est bien le Cinéma. Cela sans doute grâce au FESPACO (Festival Panafricain du Cinéma de Ouagadougou). Ce Festival organisé tout les deux ans au mois de février-mars, et présente plus de cent films et reçoit le gotha du Cinéma mondial dans un festival qui mobilise l'ensemble des médias d'Afrique et du monde.
Le Festival a été créé en 1969 à Ouagadougou, à l'initiative d'un groupe de cinéphiles. L'engouement et l'espoir qu'il a engendrés auprès du public et des cinéastes d'Afrique, a permis d'institutionnaliser le FESPACO le 07 janvier 1972.Ses principaux objectifs sont de favoriser la diffusion de toutes les œuvres du cinéma africain;
de permettre les contacts et les échanges entre professionnels du cinéma et de l'audiovisuel; et de contribuer à l'essor, au développement et à la sauvegarde du cinéma africain, en tant que moyen d'expression, d'éducation et de conscientisation.
Le Salon International de l'Artisanat de Ouagadougou (SIAO) est un cadre de promotion des produits de l'artisanat africain.
Il est né d'une initiative commune de l'Office National du Commerce Extérieur (ONAC) et de la Chambre de Commerce d'Industrie et d'Artisanat
visant à mettre en exergue un secteur jadis délaissé : celui de l'artisanat. Cette initiative répond avant tout au souci de réduire le déficit
croissant de la balance commerciale des pays africains face à une détérioration des prix de certaines matières premières exportées ou exportables.
Le SIAO est parti d'une exposition-vente de l'artisanat burkinabé organisée en novembre 1984 sous l'appelation "ARTISANAT 84" qui a mis en compétition les artisans de toutes les provinces du Burkina Faso et des produits de qualité variés.
Il a permis de constater que les burkinabé sont de grands consommateurs de produits de l'artisanat tant utilitaire que décoratif. Mais il a été surtout l'occasion de mesurer l'intérêt de nos invités européens et américains face à la variété et à la beauté des oeuvres présentées.
La première édition du SIAO s'est tenue du 20 au 27 février 1988.
Depuis lors la manifestation a connu un engouement de plus en plus croissant de la part des artisans africains que des professionnels du monde entier qui trouvent en celle-ci des opportunités de contact, de ventes, d'achat et d'affaires.
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